Histoire
01 septembre 2026
Des priorités aux résultats : les Comores et les Nations Unies dessinent la feuille de route qui doit transformer des vies d’ici 2030
Dans quatre ans, comment saura-t-on si le nouveau partenariat entre l’Union des Comores et les Nations Unies a réellement changé quelque chose dans la vie des populations ?La réponse ne se trouvera pas seulement dans le nombre de programmes réalisés ou de ressources mobilisées. Elle devra se mesurer dans des changements concrets : davantage d’opportunités pour les jeunes, des services sociaux plus accessibles, des communautés mieux préparées aux chocs climatiques, une économie plus productive et inclusive, et des institutions capables de répondre plus efficacement aux attentes des citoyens.C’est précisément tout l’enjeu de la réunion de validation technique du Cadre de résultats du prochain Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2027–2030, organisée le 31 août à Moroni par le Gouvernement de l’Union des Comores et le Système des Nations Unies. Passer de l’ambition à des résultats mesurablesCette réunion marque une nouvelle étape dans un processus engagé depuis plusieurs mois : après l’analyse des défis de développement du pays, la définition des priorités stratégiques et le dialogue de haut niveau entre le Gouvernement et l’Équipe de pays des Nations Unies, il s’agit désormais de traduire cette vision commune en résultats précis, mesurables et vérifiables.Autour de la table, représentants des ministères, institutions nationales et agences des Nations Unies ont ainsi passé en revue les résultats attendus, les indicateurs qui permettront d’en mesurer les progrès et les responsabilités nécessaires pour les atteindre. Comme l’a souligné le Coordonnateur résident des Nations Unies aux Comores, M. Tsok James Bot :« Plus qu’un simple cadre de programmation, le cadre de résultats est le reflet d’une vision partagée et d’une ambition commune pour l’avenir des Comores. »Cette ambition s’articule autour de trois grandes priorités : accélérer une transformation économique durable tout en renforçant la résilience environnementale ; investir davantage dans le capital humain, les services sociaux et l’inclusion ; et consolider une gouvernance inclusive, des institutions efficaces et la cohésion sociale.Le futur Cadre de coopération sera ainsi pleinement articulé avec les priorités nationales, notamment le Plan Comores Émergent et le PACE 2027–2030, tout en contribuant à l’accélération des Objectifs de développement durable et à l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Derrière chaque indicateur, une réalité humaineMais un cadre de résultats ne prend véritablement son sens que lorsqu’il permet de mesurer des changements dans la vie quotidienne.Derrière un indicateur sur l’emploi se trouve un jeune qui accède à une opportunité économique. Derrière une donnée sur la santé se trouve une mère qui peut recevoir des soins de qualité. Derrière un objectif de résilience climatique se trouvent des agriculteurs et des communautés qui doivent pouvoir mieux anticiper les effets du changement climatique.C’est cette exigence de résultats qui a guidé les discussions. Monsieur Mze Abdou Mohamed Chanfiou, Commissaire Général au Plan l’a résumé par une ambition simple :« Nous devons pouvoir dire, dans 4 ans : voici ce que nous avons changé concrètement dans la vie des Comoriens. »Cette exigence implique également une responsabilité partagée. Gouvernement, Nations Unies, partenaires au développement, société civile, secteur privé et communautés auront chacun un rôle à jouer pour transformer les engagements inscrits dans le futur Cadre en progrès tangibles.2030 se rapprocheLa validation technique du cadre de résultats n’est donc pas l’aboutissement du processus. Elle constitue plutôt le moment où la vision commence à devenir une feuille de route.À moins de quatre ans de l’échéance de l’Agenda 2030, chaque intervention, chaque partenariat et chaque ressource devront contribuer à accélérer les transformations dont le pays a besoin.Pour les Comores et les Nations Unies, le cap est désormais clair : passer des priorités aux résultats, et des résultats aux vies transformées.Parce qu’un partenariat fort ne se mesure pas seulement à l’ambition de ses engagements.Il se mesure aux changements qu’il rend possibles. - Écrit et réalisé par Temur Sharopov, Responsable de Communication et Plaidoyer, au Bureau du Coordonnateur résident